SCIENCES ET STRATEGIES MILITAIRES

Colloque du 18 septembre 2002

Amphithéâtre Foch, Ecole Militaire

9h00              Accueil des participants

9hl5              Allocution d'accueil : Général Christian PIROTH, Président de l'Amicale de l’EMSST

9h30              Ouverture des travaux par le Général Chef d'Etat-Major de l'Armée de Terre.

10h00              TABLE RONDE N°1 : Influence réciproque du progrès scientifique et de l'art militaire

Modérateur : Monsieur Jean AUDOUZE, Directeur du Palais de la découverte

Intervenants :

·        Monsieur Jean-Jacques DUBY, Directeur général de SUPELEC

·        Monsieur Henri KORN, Professeur a l'Institut Pasteur

·        Monsieur René PELLAT, Haut commissaire du CEA

·        Monsieur Claude WEISBUCH, Directeur de recherche au CNRS

11h15    Pause

11h45              TABLE RONDE N°2 : Perspectives d'évolution de l'art militaire

Modérateur : Monsieur Paul-Ivan de SAINT GERMAIN, ancien directeur de la FRS

Intervenants :

·        Monsieur Marc DEFOURNEAUX, Ingénieur Conseil

·        Amiral Philippe DURTESTE, Fondation pour la Recherche Stratégique

·        Monsieur Jean-Louis GERGORIN, Vice-président d'EADS

·        Monsieur François MAGNE, Directeur adjoint pour la recherche de THALES

13h00              Déjeuner

14h30              TABLE RONDE N° 3 : Quelle formation scientifique pour les futurs officiers?

Modérateur: Monsieur François GERE, Directeur de l'Institut Diplomatie & Défense

Intervenants:

·        Monsieur Jean-Louis BASDEVANT, Directeur du département physique à Polytechnique

·        Monsieur Jacques BATTISTELLA, Président de CILAS

·        Amiral Alain BEREAU, Inspecteur Général des Armées

·        Général Jean-Louis GEORGELIN, Sous-chef plan à l'Etat Major des Armées

·        Général Jean RANNOU. ancien chef d'Etat Major de l'Armée de l'Air

15h45    Pause

16hl5              TABLE RONDE N° 4 : Le progrès scientifique, facteur de guerre ou de paix?

Modérateur : Monsieur Henri MARTRE, ancien Président d'Aérospatiale

Intervenants :

·        Monsieur Alain BENSOUSSAN, Président du CNES

·        Monsieur Michel FERRIER, Directeur des transferts sensibles au SGDN

·        Monsieur André GLUCKSMANN, Philosophe

·        Monsieur Jean GUISNEL, Journaliste

·        Monsieur Thierry de MONTBRIAL, Président de l'IFRI

17h 30              Clôture des travaux par le Ministre de la Défense

SCIENCES ET STRATEGIES MILITAIRES

     Du siège de Syracuse à la destruction d'Hiroshima, l'histoire est jalonnée de surprises militaires engendrées par l'innovation scientifique. Jusqu'au milieu du XXe siècle, les besoins militaires ont souvent constitué un aiguillon pour la recherche scientifique et contribué à son progrès. Mais aujourd'hui, la compétition exacerbée née de la mondialisation de l'économie pousse l'innovation technologique dans le domaine civil.

     La période actuelle nous a donc paru propice pour faire le point sur l'influence réciproque du progrès scientifique et de l'art militaire, qui constituera le thème de la 1e table ronde.

     La 2e table ronde sera consacrée aux perspectives d'évolution de l'art militaire liées aux nouvelles technologies, notamment à l'exploitation massive des  technologies  de l'information, à la miniaturisation et à l'automatisation des systèmes. On a parlé aux Etats-Unis de « révolution dans les affaires militaires ». Mais selon l'expression du général  Patton  « si les guerres se font avec des armes, ce sont des hommes qui les gagnent », c'est pourquoi au-delà du tout technologique la réflexion s'étendra aux conflits asymétriques, à la puissance accrue conférée à des groupes déterminés détenteurs de quelques armes sophistiquées voire simplement d'armes rustiques, comme viennent de nous le rappeler les attentats du 11 septembre 2001.

     Quels seront la place et le rôle de l'homme, en particulier du chef, sur le champ de bataille du futur et quelle formation lui sera nécessaire pour tenir pleinement sa place ? Tel sera le thème de la 3e table ronde.

     Dans les armées de demain, l'organisation des hommes et de leurs compétences devra favoriser la coopération avec les machines de façon à obtenir une synergie maximale tout en conservant le contrôle ultime. L'abondance des informations et l'accroissement du rythme des opérations imposeront le recours aux outils d'aide à la décision et à la simulation mais il faudra alors bien définir les rôles respectifs et les limites de l'homme et de la machine.

     Enfin au siècle dernier , notamment après les deux conflits mondiaux, les hommes ont cherché à mettre en place des institutions qui permettent de préserver la paix, sans grand succès il faut le reconnaître. En effet l'évitement d'une troisième guerre mondiale a certainement davantage reposé sur la crainte d'un holocauste nucléaire que sur des impératifs juridiques et moraux édictés par l'Organisation des Nations Unies.

     Dès lors on peut s'interroger, d'un point de vue plus philosophique, sur le rôle du progrès scientifique comme facteur de guerre ou de paix. Ce sera le thème de la 4e et dernière table ronde.