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Remise du Prix de La Saint-Cyrienne

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Prix de La Saint-Cyrienne

Paris le 22 juin 2015

Le président de la Saint-Cyrienne a remis le prix littéraire de l’association à madame le médecin-en-chef Marie-Dominique Colas pour son ouvrage : « Le visage des hommes, 1914-2014 : un face-à-face avec les blessés de guerre », le 22 juin dans les salons du siège. En présence du grand chancelier de la Légion d’honneur et de nombreux invités, le président a insisté sur les hautes qualités de l’ouvrage primé, avant de demander au commandant Brice Erbland, lauréat 2013 du Prix spécial, de prononcer l’éloge traditionnel ci-après :

« Madame le professeur, le président de la Saint-Cyrienne m’a confié l’honneur de présenter votre ouvrage, et je me prête à l’exercice avec un grand plaisir.

Car on ne tourne pas la dernière page de votre livre indemne. Sa lecture est tour à tour poignante, surprenante, émouvante, et parfois dérangeante : une sensation désagréable nous parcourt l’échine, on se replace dans son fauteuil, cherchant à évacuer une certaine gêne à l’idée de la souffrance de ces frères d’armes. On ne peut s'empêcher de se poser sans cesse la question lancinante : aurais-je le même courage, aurais-je la même force surhumaine qu’eux ?

Vous prouvez que rien ne sépare la « Gueule Cassée » de 14-18 du blessé en Afghanistan : ils sont des soldats qui ont donné leur chair pour la France et que celle-ci soigne en cachette. Il n'y a qu'à voir la différence de rayonnement entre l' « Invictus » anglo-saxon, sponsorisé à coup de stars d'Hollywood, et les « Rencontres Militaires Blessures et Sport » françaises...

En plus de mettre à l'honneur ces héros, votre ouvrage met en lumière la face cachée de la blessure, c’est-à-dire le soin psychologique nécessaire à son acceptation, afin de permettre la continuité de la vie. En cela, et au travers des nombreux témoignages dont vous vous faites le messager, votre livre est un récit de courage, de persévérance, de combat, de fraternité, d’amour, et enfin d’espérance ; toutes notions qui appartiennent à l'univers du combattant.

Votre livre est également un bel hommage aux hommes et aux femmes du Service de Santé des Armées, qui œuvrent au plus près des combats, avec sensibilité, écoute et efficacité. Le récit de votre rencontre avec Geneviève de Galard, qui nous honore de sa présence ce soir, nous rappelle tout l'héroïsme dont ces soignants ont fait preuve tout au long de notre histoire militaire. Je peux témoigner, pour avoir assisté à de nombreuses reprises, en Afghanistan, au courage et au savoir-faire des médecins et infirmiers militaires lors d'évacuations héliportées en plein combat, que cet esprit d'héroïsme est encore bien présent. De nombreux soldats et civils doivent leur vie à ce dévouement aux autres.

Enfin, vous écrivez : « Dans une société où le lien social se délite et où la solitude des individus les conduit à chercher dans la science un idéal sécuritaire en guise de religion, la blessure au combat, la « Gueule Cassée » est soit oubliée, soit érigée en enjeu de prouesses technologiques. »

Et vous parlez « d'une incroyable mobilisation des médecins pour gagner leur combat en ramenant plus de blessés à la vie, en essayant de diminuer les séquelles physiques, esthétiques et psychiques. »

Je ne peux m’empêcher, en cette époque de débat éthique sur la dignité des vies brisées par la maladie ou l’accident, de voir tout au long de votre livre la preuve irréfutable de l’importance et du succès de l’accompagnement humain par rapport à la facilité de l’abandon.

Pour toutes ces raisons, votre superbe livre doit être lu par le plus grand nombre.

C’est pourquoi le jury est heureux de vous remettre le prix littéraire de la Saint-Cyrienne 2015."

Le médecin-en-chef Marie-Dominique Colas s'est exprimé longuement avec beaucoup de simplicité et de hauteur de vue sur les raisons de son engagement au profit des blessés de l'armée française. Malheureusement, nous ne disposons pas du texte de son allocution ; ce qui ne peut que vous engager à lire cet ouvrage qui est à la fois d'une grande force, d'une grande profondeur qui l'a fait retenir par un jury composé de personnalités allant du grand chancelier de la Légion d'honneur à de jeunes officiers d'active.

D'autres en parlent :
Milittéraire, une plume pour l'épée , blog littérature militaire


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