Association des élèves et anciens élèves de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr.
La Tradition militaire, faite d’esprit de service, essentiellement celui de la Patrie, de sens de l’honneur et du devoir, de goût du commandement, de solidarité avec ses camarades, de respect pour les prédécesseurs dont l’exemple mérite d’être suivi, d’enthousiasme, de panache et aussi de gaieté, n’a pas attendu l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr pour se forger. L’histoire de notre pays le montre.
Ce que l’on appelle la tradition saint-cyrienne en est la transposition sous la forme d’« usages traditionnels » dans notre première école d’officiers, comme il en va aussi dans les autres écoles militaires françaises. Si ces usages peuvent changer suivant les différents établissements et leurs missions, leur objet reste le même : il s’agit de former un groupe d’individus venant d’horizons différents (à Saint-Cyr, mais pas seulement là, une promotion ) aux principes de la Tradition militaire.
Ces usages traditionnels, qui peuvent évoluer dans leur extériorisation, visent à instaurer ou simplement développer
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LA PROMOTION
A Fontainebleau puis à Saint-Cyr, les futurs officiers vivent longtemps en milieu fermé, avec un encadrement réduit, essentiellement constitué de ceux qui les ont précédés à l’entrée à l’Ecole et qui y sont encore, les anciens. Cela explique, en dehors des structures réglementaires, l’apparition d’une organisation propre aux élèves et basée dès l’origine sur la prééminence des anciens. De cet état de fait viennent de nombreux usages traditionnels qui tendent à créer la solidarité entre les membres du groupe qui deviendra une promotion.
Le troupeau
Au départ, le groupe qui intègre l’Ecole n’est pas encore une promotion mais juste un rassemblement d’individualités, un troupeau (suivant la terminologie traditionnelle), au sein duquel les anciens vont s’employer à développer l’esprit de la Tradition militaire, en lui transmettant les usages traditionnels de l’Ecole.
Cette action des anciens se fait, plus ou moins, à travers le bahutage, pudique appellation de ce qui au début était des exactions, pour se tempérer plus tard en simples brimades. Actuellement, le bahutage se limite heureusement à la seule transmission des usages traditionnels sous la forme de cérémonies initiatiques, parfaitement admises par les "nouveaux ", dénommés bazars.
La promotion
Le major du classement du concours d’entrée représente le troupeau auprès du commandement, de son arrivée à l’Ecole jusqu’à son Baptême. Puis, en première année de la scolarité, vers la fin du second trimestre, des élections désignent ce que l’on pourrait appeler le « groupe d’animation » de la promotion à venir, le Grand Carré. Présidé par le Père Système, il comprend quatre autres personnages, le colonel des gardes, le commandant des gardes, le trésorier et le secrétaire, chacun chargé de fonctions particulières. Cette instance supérieure est assistée par les fines, également élu(e)s dans les compagnies et les sections. Avant 1946, ce système représentatif n’était pas élu mais désigné en fonction du classement d’entrée. Le tout dernier, le culot, devenait le Père Système, humoristiquement réputé le plus efficient, pour avoir calculé son effort au plus juste pour intégrer l’Ecole !
Reconnus par le commandement, le Grand Carré et les fines assument la conduite des activités hors service de la promotion et la transmission aux bazars de l’esprit de la Tradition militaire et des usages traditionnels de l’Ecole. Cela entraîne souvent des heurts avec la hiérarchie : si les brimades et tout ce qui s’en rapproche sont proscrits, certaines «activités de tradition» ne reçoivent pas toujours l’assentiment du commandement.
Il n’en reste pas moins que, contrairement à beaucoup d’autres collectivités, l’Ecole spéciale militaire, par le truchement de ses usages traditionnels, bénéficie depuis plus de cent cinquante ans de structures de représentation et de participation parfaitement efficaces.
Hors ses dirigeants, le « gros » de la promotion est composé des anciens, qui depuis les années 1830, se qualifient d’officiers, autre usage traditionnel saint-cyrien.
Une fois sortie de l’Ecole, la promotion conserve de cette période forte un esprit de solidarité qui se dément rarement. De son côté, la Saint-Cyrienne, association des élèves et anciens élèves de l’Ecole spéciale militaire, s’emploie à susciter des contacts entre les différentes promotions.
LES FACTEURS D’IDENTIFICATION
Dotée d’une organisation qui génère sa cohésion, la promotion a besoin, comme n’importe quel groupe, de marques d’identification qui permettent à ses membres de se reconnaître et de se signaler aux autres. Elles apparaissent très tôt dans l’histoire de l’Ecole et, chose curieuse, on constate souvent une imbrication du réglementaire et du traditionnel.
Le Premier bataillon de France
La devise
La devise donnée à l’Ecole par le Premier Consul, « Ils s'instruisent pour vaincre », apparaît sur le drapeau dès 1805.« Oubliée » de 1815 à 1849, rétablie ensuite jusqu’en 1870, elle disparaît en 1880 ; l’Ecole n’a plus de devise propre et partage « Honneur et Patrie » avec toute l’Armée. Mais après la victoire de 1918, elle retrouve, sur son drapeau, sa devise, dite maintenant « traditionnelle » et que nul n’oserait plus lui retirer.
L’uniforme
L’uniforme des élèves à la création de l’Ecole spéciale militaire est celui de l’Infanterie. C’est à partir d’un règlement de 1823 que les sujets les moins brillants arborent sur leur habit des contre-épaulettes plates et raides, recouvertes de drap, à la place des simples pattes d’épaules qu’ils portaient auparavant. Les Saint-Cyriens surnomment rapidement galettes ces nouveaux attributs et ceux qui du fait de leurs résultats médiocres en sont pourvus, en tirent une fierté discutable. 1845 voit la mise en place d’une nouvelle tenue pour l’Infanterie ainsi que pour l’Ecole : tunique bleu nuit à col et pattes de parements bleu ciel (couleur distinctive attribuée à l’Ecole), pantalon garance à bande bleu ciel et shako bleu agrémenté d’un pompon. Des épaulettes écarlates de grenadiers remplacent pour tous les élèves les épaulettes des élèves d’élite et les galettes des moins bons du classement. Ceux-ci manifestent alors leur mécontentement en créant le chant de La Galette, devenu depuis le principal chant de tradition saint-cyrien.
L’uniforme de 1845 figure donc l’ancêtre du Grand Uniforme (le G.U.). Avec le temps, son caractère traditionnel ne cesse de croître et quand, en 1932, l’Ecole abandonne l’uniforme bleu horizon adopté après la Grande Guerre et retrouve celui que portaient les Cyrards en 1914, tout le monde salue le retour de « l’uniforme traditionnel ».
Aux années 1980 correspondent deux évolutions majeures du G.U. D’abord, avec l’arrivée de jeunes filles à l’Ecole, il faut le «féminiser». Puis, quand la scolarité à Saint-Cyr passe de deux à trois ans, les officiers-élèves de troisième année, devenus sous-lieutenants, reçoivent l’épaulette et la contre-épaulette d’or de leur grade. Il y a là, adéquation du traditionnel et du réglementaire. Jadis, les Saint-Cyriens, après leur Baptême, se plaisaient à se dire des officiers, sans en avoir le statut ; aujourd’hui, ils sont officiellement sous-lieutenants.
Si depuis 1845 le G.U. est le principal du paraître du Saint-Cyrien, 1855 voit l’adoption du casoar. Pour la venue en France de la reine Victoria, l’empereur Napoléon III fait porter aux Saint-Cyriens qui défilent devant la souveraine, un plumet blanc et rouge, couleurs de la Maison royale. Curieusement, les élèves se montrent alors peu favorables à ce nouvel accessoire dont l’Ecole fait aujourd’hui son symbole. Par dérision, ils le surnomment casoar du nom d’un volatile coureur australien, juste introduit au Jardin d’acclimatation de Paris.
Les nom et insigne de promotion
C’est avec la promotion du Roi Alexandre Ier (1934-1936) qu’apparaît l’insigne de promotion , marque d’identification évoquant le nom de promotion choisi. Créé par les élèves, il comporte obligatoirement le sabre ou l’épée de l’officier et le casoar du Saint-Cyrien.
Au risque d’étonner, les élèves de l’Ecole spéciale militaire montrent depuis longtemps une plume aisée, épico-poétique, plutôt humoristique et facilement frondeuse. Il en vient de beaux textes (La Gloire), une quantité de saynètes présentées lors des revues de fin de stage et accessibles seulement à ceux ayant vécu la période correspondante et des chants. Ceux-ci rassemblent les deux principaux « chants tradi », La Galette et Le Pékin de Bahut et d’autres, moins connus. De nos jours chaque promotion écrit son « chant de promotion » exaltant le souvenir de son parrain ou l’idéal que représente le nom qu’elle s’est choisi.
Enfin, usage assez hermétique, les Saint-Cyriens emploient parfois un calendrier particulier, qui prend son origine le 2 décembre 1805 avec la victoire d’Austerlitz et fait commencer l’année à la rentrée scolaire pour la terminer au moment des vacances d’été.
LES MANIFESTATIONS
Des manifestations, devenues au fil du temps des usages traditionnels, marquent la vie de la promotion. Ainsi, des cérémonies à caractère initiatique scandent la mutation de l’étudiant en officier. D’autres sont des festivités que les Saint-Cyriens, aimant à rire et s’amuser comme tous les jeunes gens à toutes les époques, organisent durant leur scolarité.
Mais il existe aussi dans les usages traditionnels, des manifestations tout à fait particulières pour une école d’officiers, qui correspondent à des attitudes de fronde des élèves face à la hiérarchie longtemps peu permissive de l’Ecole spéciale militaire.
Les « grands moments » initiatiques
De nos jours, le nouvel intégré , qui n’est encore qu’un embryon , reçoit une instruction de base à Coëtquidan. Puis il part dans un régiment pour y servir six mois comme sous-officier. Juste avant, les sous-lieutenants du Premier bataillon de France lui remettent son képi. Voici sa première cérémonie initiatique, la remise du képi, appelée aussi le Petit soir.
En fin de première année de la scolarité, au IIe bataillon, il ou elle entre véritablement dans la communauté saint-cyrienne avec la remise du casoar ou Grand soir, au début du mois de novembre. Et à l’été suivant, avec le Triomphe de ses anciens, il vit le Baptême de sa promotion, instant du fameux « A genou les hommes, debout les officiers ! »
Enfin, en juillet de la troisième année du stage, le sous-lieutenant, officier-élève du Premier bataillon de France, dit traditionnellement officier, connaît le Triomphe de sa promotion. Et c’est, quelques jours plus tard, l’instant tant attendu, le Pékin de Bahut , jour du départ.
Les manifestations
La principale et la plus ancienne d’entre elles est sans conteste la commémoration de la victoire d’Austerlitz . D’abord chahut monstre dans les dortoirs, cette fête évolue pour devenir, à Coëtquidan, une reconstitution de la bataille sur un terrain adapté. Le jour du 2 décembre, surnommé 2S dans le calendrier saint-cyrien évoqué supra, donne aussi lieu dans le monde entier à des réunions de Saint-Cyriens. Ces réunions permettent de recueillir des fonds pour l’entraide organisée par la Saint-Cyrienne, amicale des Cyrards.
Sans caractère historique et dans le genre festif, chaque promotion organise un Gala, manifestation mondaine lui donnant l’occasion d’accueillir ses proches, les autorités de l’Ecole et souvent de très hautes personnalités.
Les attitudes de fronde
Conséquence de leur jeunesse (à l’origine, on entre à l’Ecole entre 16 et 18 ans) et de leur niveau intellectuel, les élèves montrent très tôt un esprit frondeur, exutoire nécessaire dans un environnement jadis particulièrement sévère. Au XIXe siècle, cet esprit de fronde atteint parfois l’indiscipline. Progressivement, il se transforme en une forme de liberté d’expression, raisonnée et généralement raisonnable ; et par tout un jeu d’usages traditionnels, les Saint-Cyriens savent se faire entendre de leur hiérarchie, sans manquer ouvertement à la discipline.
Les manifestations de fronde sont variées. La muette, qui est «le tapage de l’extrême silence », consiste à observer un mutisme total et à éviter tout bruit lors du maniement des armes en présence de la personne contestée ou représentant l’autorité critiquée ; ce qui la place dans une situation très gênante, l’assistance connaissant, généralement, la signification traditionnelle de ce «non-bruit» inhabituel. Le rejet de la pompe , qui prétend démontrer le peu d’intérêt de certains élèves pour les matières intellectuelles, n’est plus qu’une affectation sans réalité. Tous ces futurs officiers savent bien l’importance de l’enseignement académique dans leur formation militaire.
Mais les revues de fin de stage, en particulier les saynètes évoquées plus haut, représentent autant d’occasions de moquer les instructeurs et de régler quelques comptes avant de quitter l’Ecole ; si bien que le commandement finit par les interdire.
Ce qui n’empêche pas les Cyrards, de nos jours, de braver l’autorité grâce à un usage nouveau, la perche, qu’ils définissent eux-mêmes comme «une activité à caractère "canulardesque", quelquefois drôle, qui provoque normalement le mécontentement de la strasse». Mais la «palme » de l’esprit de fronde des Saint-Cyriens actuels revient sans nul doute à l’attribution, en fin d’année, du Baraguey (le buste du général Baraguey ) et du Père Lanusse (le buste du père Lanusse ) à deux cadres de l’Ecole, «sélectionnés » en fonction de leurs mauvais ou bons rapports avec la promotion.
LE CULTE DU SOUVENIR
Les personnages
La première place dans le souvenir revient naturellement aux 10 600 Cyrards morts pour la France puis à ceux qui se sont élevés aux sommets de la hiérarchie militaire, voire au plus haut poste de l’Etat. Mais on trouve aussi des figures d’exception, pour de toutes autres raisons, comme le père Charles de Foucauld (promotion de Plewna, 1876-1878), béatifié récemment et le général Louis de Sonis (promotion de Djemmah, 1844-1846), dont le procès en béatification est encore en cours. Ou encore Albert de Mun (promotion du Céleste Empire, 1860-1862), membre de l’Académie française et ardent défenseur de la classe ouvrière à la fin du XIXe siècle.
Dans un autre registre, quelques individualités remarquables figurent à divers titres dans le florilège de l’Ecole sans y avoir été élèves mais plus simplement pour en avoir partagé la vie, exception faite pour la marquise de Maintenon, elle-même à l’origine du site. On va ainsi des illustres, le maréchal Baraguey et le père Lanusse, aux humbles sœurs de l’infirmerie, en passant par le capitaine Bulle, coiffeur, et la Malvina, marchande de friandises. La place manque ici pour en faire une revue complète.
Les lieux et les objets
Si nul ou presque ne se souvient de la création de l’Ecole à Fontainebleau, le nom de Saint-Cyr lui reste indissolublement attaché, même maintenant installée à Coëtquidan.
Les plus anciens des Cyrards se souviennent du Vieux Bahut de Saint-Cyr-l’Ecole et pour ceux issus du Nouveau Bahut de Coëtquidan, les bâtiments relevés de l’institution de Madame de Maintenon demeurent un lieu de pèlerinage.
Au fil des déplacements de l’Ecole, les promotions - et le commandement - s’attachent à rebaptiser les lieux en fonction de la toponymie du vieux Saint-Cyr. Ainsi, le Marchfeld, les cours Wagram et Rivoli , le corridor Baraguey, la croisée de couloirs du Grand Carré et d’autres se retrouvent à Aix-en-Provence puis à Coëtquidan. Si, en Bretagne, le bidet du Roi Jean veut rappeler celui de la Maintenon, le Petit Bois, auquel le Bois du Loup n’a pas succédé comme lieu de détente des élèves, reste par la force des choses en Ile-de-France. Et si l’on reconstruit le monument de Pol Lapeyre à Saint-Cyr-l’Ecole, l’Ecole à Coëtquidan s’enrichit du monument des cadets de la France libre et du mémorial du général de Gaulle.
Les principales statues du Vieux Bahut, l’officier Kléber, le cavalier Marceau et bien d’autres émigrent aussi à Coëtquidan, ainsi que le célèbre bas-relief du Coquillard, toujours astiqué avec soin par les bazars. Enfin, les statues des vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale prennent place dans le cadre du Nouveau Bahut.
Les légendes
Le souvenir se transforme parfois en légende. Tel le film «Trois de Saint-Cyr», produit peu avant la guerre de 1939-1945, avec la large participation de la promotion Marne et Verdun (1937-1939), réalisation cinématographique qui fait figure aujourd’hui de peinture idéale du Saint-Cyr et de l’Armée d’Afrique d’avant guerre.
Autre souvenir devenu légende : celui de la promotion de Montmirail (1912-1914), partant à la Grande Guerre et à laquelle on attribue l’héroïque promesse de monter à l’assaut «en casoar et gants blancs». Ce serment, fait juste par quelques-uns (de cette promotion et de sa suivante, la promotion de la Croix du Drapeau), ressemble, à l’analyse, à une attitude de vaine gloriole. En effet, les suites d’un tel geste pouvaient se révéler fatales pour la troupe dont le chef prenait le risque superbe mais mortel de se signaler à l’ennemi. Il ne faut pas le comprendre ainsi. Le général Jean Regnault (promotion de la Croix du Drapeau, 1913-1914), lui aussi présent à Saint-Cyr ce soir d’août 1914, raconte la mort du sous-lieutenant Alain de Fayolle, de la même promotion que lui :
«Il n’est pas parti follement à l’assaut comme on nous l’a représenté, mais sa section éprouvée, arrêtée sous le feu, les hommes plaqués à terre et ne voulant plus se relever, il mit posément son casoar au képi, enfila ses gants blancs et se relevant, leur cria : "Et maintenant, allez-vous me suivre ?". Galvanisés par son sang-froid, ils s’élancèrent ; lui tomba. Geste héroïque mais surtout acte voulu de commandement qui en fait la grandeur».
Le geste de chef donne toute sa valeur à la légende.
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Les jeunes gens qui arrivent à l’Ecole spéciale militaire viennent de tous les horizons de la société française. Certains appartiennent déjà par leur famille au milieu militaire et ont pu être nourris de Tradition et d’usages traditionnels, parfois même ceux de Saint-Cyr. D’autres, qui aspirent à devenir officiers, n’ont pas forcément reçu la même culture.
L’instruction générale, académique et militaire théorique, l’apprentissage de la conduite tactique des unités et de la mise en œuvre des armes et des matériels sur le terrain, ainsi que l’initiation au commandement de la troupe, représentent la partie la plus facile à codifier de la formation des jeunes Saint-Cyriens.
Il revient aux anciens, surtout la promotion immédiatement précédente, de transmettre directement aux nouveaux intégrés les principes de la Tradition militaire et les usages traditionnels de l’Ecole, afin qu’ils perçoivent l’impérieuse nécessité de la solidarité, de la cohésion et de l’exemplarité pour une troupe, en action opérationnelle comme dans la vie courante.
Ceci se fait sous le regard attentif du commandement, composé d’officiers éprouvés - beaucoup étant eux-mêmes anciens de l’Ecole - que leur expérience désigne tout naturellement pour tempérer d’improbables déviances.
Les usages traditionnels ne correspondent alors aucunement à un folklore passéiste mais tiennent une place indispensable dans l’ensemble du cycle de formation du Saint-Cyrien.
Article paru dans la Revue des amis du musée de l'Armée n° 123 de 2002/1, mis en place sur le site en octobre 2006 et actualisé en octobre 2008.