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Picasso et la guerre - Musée de l'armée - jusqu'au 28 juillet 2019

  • 29 avr. 2019
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  • Catégorie : Actualités des armées
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  • Auteur : Ségolène Martinez
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  • Vu : 163 fois

PICASSO ET LA GUERRE

DU 5 AVRIL AU 28 JUILLET 2019


De la guerre d’indépendance cubaine à la guerre du Vietnam qui s’achève deux ans après son décès, Picasso (1881-1973) a été le contemporain de conflits majeurs.

Cette exposition, organisée par le musée de l’Armée et le Musée national Picasso-Paris, explore de façon inédite les différentes manières dont la guerre nourrit et influence l’œuvre de Picasso, tout au long de son parcours artistique.


Les conflits armés ont ponctué l’existence de celui qui, Espagnol résidant en France de 1901 à son décès en 1973, n’a paradoxalement jamais participé activement à une guerre, ni même été soldat. Libéré de l’obligation de service militaire, l’artiste a vécu les guerres du XXe siècle en tant que civil. Considéré comme un phare et célébré dès la Libération comme artiste résistant et militant, ses prises de position politiques lui confèrent un rôle inédit dans l’Histoire en cours.


Picasso a sans cesse affirmé que la création était son « journal ». Un journal personnel et secret qui relève de l’intimité. Au cours de ce XXe siècle marqué par les deux conflits mondiaux et le totalitarisme, il y aborde le tragique contemporain et la guerre.


Dès l’enfance, la guerre et les motifs guerriers sont présents dans l’oeuvre en devenir du jeune Picasso. Dès 1912, l’artiste insère des coupures de journaux relatives au conflit balkanique dans certains de ses papiers collés. Puis la guerre frappe la France, où Picasso réside désormais, et touche ses plus proches amis, partis au front. 

Le déclenchement de la guerre d’Espagne, moment crucial, donne de nouvelles responsabilités à Picasso. Nommé à la direction du musée du Prado à Madrid, il peint, à la suite du bombardement de Guernica, une toile monumentale portant son nom. 


Le début de la Seconde Guerre mondiale, puis l’Occupation, placent l’artiste dans une situation de profonde incertitude. Dans cette période d’importants bouleversements, l’art moderne, celui de Picasso en particulier, qualifié de « dégénéré » dans l’Europe sous domination nazie, rencontre un succès grandissant aux États-Unis. L’artiste, replié en un « exil intérieur » dans son atelier rue des Grands- Augustins, devient l’épicentre d’un réseau de relations avec des peintres ou intellectuels français, mais aussi allemands. 


À la Libération, l’artiste s’engage et engage désormais son art au bénéfice de causes politiques. La guerre et ses motifs mais aussi la paix et ses symboles traversent après-guerre l’oeuvre de Picasso, devenu une figure populaire.


Pablo Picasso (1881-1973), Massacre en Corée, Vallauris, 18 janvier 1951 © Musée national Picasso-Paris, RMN-Grand Palais / Mathieu Rabeau / Succession Picasso 2019 


L’exposition suit à la fois une progression chronologique et chrono-thématique. Les œuvres de Picasso et ses archives personnelles, dans toute leur diversité dialoguent avec un ensemble de pièces contextuelles (presse, photographies, objets) évoquant la réalité et les modes de diffusion des conflits contemporains de sa production. Elle explore les différentes manières dont la guerre nourrit et impacte l’œuvre de Picasso, tout au long de son parcours artistique. Œuvre connue de tous dans la production de l’artiste, Guernica ouvre le parcours de l’exposition représentée par une photographie de Dora Maar prise dans l’atelier des Grands-Augustins. Elle en constitue un point de bascule dans la carrière de l’artiste, puisqu’elle marque le début de l’engagement public de l’artiste. Des prêts français et étrangers viennent nourrir le propos et apporter un nouveau regard sur le sujet.


L’EXPOSITION EN CHIFFRES 

335 objets et documents 

140 œuvres de Picasso 

15 portraits de personnalités 

bornes multimédias 

panneaux jeune public 


Partenaires 

Exposition organisée par le musée de l’Armée et le Musée national Picasso-Paris, sous le haut patronage de l’Ambassadeur d’Espagne en France. 

Cette exposition est organisée avec le soutien du CIC, grand partenaire du musée de l’Armée. 

Elle bénéficie de la participation exceptionnelle du musée de la Résistance nationale-Champigny. 


Commissariat 

Isabelle Limousin, conservatrice du patrimoine, chef du département expert et inventaire, musée de l’Armée 

Vincent Giraudier, chef du département historial Charles de Gaulle, musée de l’Armée 

Laëtitia Desserrières, chargée des collections de dessins au département iconographie, musée de l’Armée 

Clotilde Forest, documentaliste au département expert et inventaire, musée de l’Armée 

Émilie Bouvard, conservatrice du patrimoine, chargée des peintures (1938-1973), de la recherche et de l’art contemporain, Musée national Picasso-Paris 

Publication 

Catalogue coédité avec les éditions Gallimard. 

Scénographie 

Agence Vincen Cornu : Vincen Cornu et Georges Miron. 

Graphisme 

Agence Graphica : Julie Bayard et Igor Devernay.





Auteur :
Ségolène Martinez

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