Journée européenne du Patrimoine - Gérard Ambroselli à l'Institut Vendéen Clemenceau - de Lattre (IVCL)
L’Institut Vendéen Clemenceau de Lattre (IVCL) organise, lors des Journées Européennes du Patrimoine 2026, l'exposition « Gérard Ambroselli, Maréchal de Lattre de Tassigny : L’Art au service de la Victoire »,
les 19 et 20 septembre, de 10h à 18h, à l'Ancien temple protestant, 15 rue du temple 85390 Mouilleron Saint-Germain.

La rencontre d’un artiste et d'un chef militaire visionnaire
| Lors de l’invasion de la Pologne par l’Allemagne nazie le 1er septembre 1939, la France mobilise aussitôt. Le jeune Gérard Ambroselli, formé aux Beaux-Arts est alors affecté comme aide de camp du général de Lattre de Tassigny. Celui-ci comprend immédiatement les talents que ce jeune peintre et sculpteur pourrait mettre au service de la Victoire. Ce sera aussi le déclic pour Gérard Ambroselli, qui est immédiatement fasciné par le charisme de ce général. Il écrit à son épouse : « C’est un des êtres les plus extraordinaires que j’ai rencontré, d’une intelligence aussi large que pénétrante, d’une immense culture et d’une prodigieuse facilité. Ses qualités sont appuyées pas une volonté farouche, des ambitions de chef, son goût de créer et de réaliser son service par une puissance de travail incomparable. (…) Il a été merveilleux, étourdissant d’esprit, net dans ses jugements, (…) Je suis vraiment auprès d’un homme d’une très grande classe, celle de nos plus grands chefs… » Lorsqu’Hitler décide de franchir la ligne de démarcation le 11 novembre 1942 pour occuper toute la France, le général de Lattre refuse d’obéir aux ordres du ministre de la Guerre du gouvernement de Vichy, et ordonne à ses troupes de s’opposer aux Allemands. Il est alors arrêté et emprisonné. Il parviendra en septembre 1943 à s’évader pour rejoindre le général de Gaulle. Menacé pour complicité dans l’évasion du général de Lattre, Gérard Ambroselli se cache et quitte sa famille pour le rejoindre à Alger. |
Echanges et soutiens de l'Association La Saint-Cyrienne
La première vision du général est de redonner aux français confiance dans leur armée, avec toute une série de dessins ordonnée à Ambroselli, largement diffusée, mettant en avant les exploits de celle-ci dans l’histoire de France. Puis ce sera le débarquement de Provence, et la libération par une armée française, la 1ère armée, l’armée Rhin et Danube, de toute la moitié est de la France, jusqu’à franchir le Rhin, fouler le sol allemand et signer la capitulation de l’Allemagne à Berlin le 8 mai 1945. Gérard Ambroslli sera tout au long de cette épopée, au côté du maréchal. Il illustrera chaque grand moment, en croquis, en peinture : la libération de l’Alsace, le passage du Rhin…
La communauté de destin des Ambroselli et des de Lattre
Les liens entre les deux hommes se renforcent toujours plus. Le jeune capitaine Ambroselli demande au général d’être le parrain de sa fille Sabine, née en 1942.
Après la mort du maréchal de Lattre, le 11 janvier 1952, l’amitié perdurera avec la maréchale. Ambroselli réalisera à sa demande nombres de monuments à la gloire et à la mémoire des soldats de la 1ere armée, en Alsace, à Fécamp, Place Dauphine à Paris, …
L’exposition
Grâce au soutien de sa famille, du musée de Colmar, du musée des Armées, du Souvenir-Français, entre autres, l’exposition comportera beaucoup d’œuvres inédites, peintures, sculptures, photos et relatera une belle histoire entre les personnalités du maréchal et de ce jeune artiste.
L’exposition comportera une partie sur L’homme, sa formation, sa famille, une partie sur les œuvres voulues par le général de Lattre pour réconcilier les français et leur armée afin de redonner espoir en la Victoire, une partie sur l’action de la 1ère armée, du débarquement de Provence au franchissement du Rhin, une partie sur de Lattre, Ambroselli et l’Alsace, une partie sur les œuvres voulues par la maréchale de Lattre en mémoire des soldats de la 1ère armée et de son mari et pour finir, une partie sur d’autres exemples d’artistes au service de la victoire.
L’Institut Vendéen Clemenceau de Lattre (IVCL)
Georges Clemenceau, Jean de Lattre de Tassigny, acteurs majeurs, entre autres, des victoires de notre pays dans les deux grands conflits mondiaux du 20ème siècle, sont nés dans le même village, Mouilleron en Pareds, en Vendée.
L’Institut a été créé par la maréchale de Lattre en 1990 avec pour mission (i) d’assister à sa demande le musée Clemenceau-de Lattre, composé de leurs deux maisons natales situées à moins de 100 mètres l’une de l’autre, (ii) de perpétuer la mémoire de ces deux hommes, leurs actions, leur engagement, pour que leurs valeurs ne s’effacent pas avec le temps, (iii) mais aussi pour participer au rayonnement touristique et culturel local.
Depuis 2 ans, deux autres missions ont été ajoutées : la première, la mémoire d’Emma Gautreau, mère de Georges Clemenceau qui lui était très chère, et Simonne de Lattre qui a tant œuvré pour ces deux illustres et pour Mouilleron et la deuxième, l’exemple de réconciliation nationale et d’unité autour des valeurs de la République qu’ont su construire Georges Clemenceau et Jean de Lattre, alors que tout les opposait : leur âge (48 ans d’écart), leurs convictions (un radical progressiste, un conservateur), leurs croyances (un athée, un croyant), leurs histoires (opposition farouche de leurs ancêtres) et pourtant, pour l’unité du pays et ses valeurs républicaines, ils ont su réconcilier leur passé, s’entendre et se respecter. Georges Clemenceau dira « ce que nous avons fait (réconciliation), la France peut le faire »
L’Institut organise des expositions itinérantes mise à disposition gracieusement, des conférences, diffuse une lettre d’information trimestrielle, des vidéos de témoin...
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