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Mémorial du musée du souvenir de Coëtquidan

Retrouvez ici les fiches des Saint-Cyriens Morts Pour La France au cours des conflits passés :
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Historique des Ecoles de Saint-cyr Coëtquidan

Créée par le consul Bonaparte le 1er mai 1802, l’École Spéciale Militaire quitte Fontainebleau le 24 mars 1808 pour s’installer à Saint-Cyr en région parisienne, d’où elle tire son identité. La fondation de l’école s’intègre dans un vaste projet qui cherche à doter l’État de cadres compétents aptes à garantir le fonctionnement et la stabilité de la société française issue de la grande mutation révolutionnaire et à reconstituer un corps d’officiers bouleversé au fil des crises politiques et des conflits depuis 1789.
 
Dissoute en 1815, l’école est recréée en 1817 et s’adapte à un contexte politique et social qui a évolué. Le recrutement est modifié, issu du concours et de l’école militaire de La Flèche.
 
La monarchie de Juillet marque une étape, les élèves étant désormais tous soumis au concours. De même, le recrutement s’élargit socialement et « la Spéciale » forge ainsi ses traditions malgré les régimes successifs, de la deuxième République au second Empire.
 
Après la déroute de 1870–1871 les armées françaises sont contraintes à l’introspection et la remise en cause de leurs savoir-faire et de leurs doctrines. Dès lors, c’est avec un corps professoral choisi et trié sur le volet que l’accent est mis sur les matières scientifiques et que l’attention est tout autant portée à la théorie qu’à la pratique. Le niveau du concours s’élève et on recrute déjà les meilleurs pour que l’ESM devienne le creuset d’un nouveau corps d’officiers.
 
La débâcle de 1940 impose de faire évoluer les idées et les principes. L’école militaire des cadets de la France libre en Angleterre prend le relais, ainsi que le centre d’instruction des élèves aspirants de Cherchell en Afrique du Nord. Ce dernier deviendra en 1944 l’école militaire interarmes.

Les autorités militaires veulent une armée expérimentée et aguerrie dont les officiers, malgré les modes de recrutement différents, se côtoient durant leur formation. Cela se traduit par la création de l’école spéciale militaire interarmes qui s’installe à Coëtquidan en 1945 et regroupe des élèves recrutés aussi bien dans les corps de troupe que par concours.

En 1962, la décision est prise d'implanter définitivement les écoles de formation initiale des officiers sur le même site en construisant de nouveaux locaux sur le camp de Coëtquidan. Par ailleurs, à cette même date, l’école spéciale militaire de Saint-Cyr et de l’école militaire interarmes deviennent deux écoles distinctes.
 
Sous tendues par la volonté de diversifier le recrutement (dont la féminisation en 1983) et de moderniser la formation, les évolutions des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan, depuis une vingtaine d’années visent à préparer les officiers à des missions dans un monde en pleine mutation. Cette formation est à la fois militaire, académique et humaine.
 
Dans un contexte géostratégique très changeant, l’ouverture à l’international permet de tisser des liens avec d’autres écoles militaires et universités étrangères. Les écoles deviennent une référence européenne en matière de formation initiale des officiers.

Associant tradition et modernité, les écoles ont su s’adapter aux exigences du moment et demeurent au cœur de l’excellence avec une formation qui ne néglige aucune des qualités de l’officier, à la fois homme d’action et de réflexion, d’honneur et de caractère, meneur d’hommes et serviteur de l’État dévoué à son pays.

 

ECOLES DE SAINT-CYR COETQUIDAN

1. Présentation générale

Pilote du domaine de formation initiale des officiers, les écoles de Saint-Cyr Coëtquidan (ESCC) constituent la « maison mère de tous les officiers » de l’armée de Terre.

Répondant aux besoins opérationnels du ministère de la défense et de l’intérieur (gendarmerie et sécurité civile) elles proposent aujourd’hui trois cursus distincts : Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr, Ecole Militaire Interarmes et 4e bataillon.

La finalité commune des scolarités consiste à apprendre aux futurs officiers à « discerner dans la complexité », « décider dans l’incertitude » et « agir dans l’adversité ».

Les ESCC sont directement subordonnées au général de division Jean-Yves Lauzier, général adjoint du DRH-AT et commandant les écoles et les lycées de la Défense.

 

2. Les missions

2.1 ) La formation

« Seules détentrices de la formation militaire et des formations de milieu d’excellence, les grandes écoles militaires dans le référentiel des grandes écoles nationales doivent:

 
  • former les futurs cadres supérieurs et cadres dirigeants (officiers généraux) de l’institution;
  • délivrer des formations de très haut niveau dans les domaines des savoirs et savoir-faire académiques et militaires mais aussi des savoir être (éthique, esprit collectif, etc..) ;
  • garantir la capacité des officiers à s’adapter aux évolutions du métier, des techniques et de l’environnement ; […]»[1]

Dans ce cadre, « Grande école du commandement », les ESCC forment des officiers capables de satisfaire les exigences des premiers emplois (chef de section et commandant d’unité) et ultérieurement des responsabilités de haut niveau dans des emplois variés.

Le modèle de formation a été conçu de manière à répondre à la fois aux impératifs de formation à court et long terme. Il est adapté au modèle général des ressources humaines de l’armée de Terre se caractérisant par un parcours professionnel des officiers fait de postes à responsabilités croissantes.

La formation s’articule autour de trois axes qui, complémentaires et indissociables, s’enrichissent mutuellement et interagissent :

 
  • La formation militaire qui vise à façonner des chefs militaires, hommes et femmes d’action, possédant les compétences fondamentales techniques, tactiques, physiques et morales, requises pour le métier des armes au stade de la formation initiale. Ces futurs chefs militaires animés par un sens des responsabilités développé et une force morale aguerrie pourront en s’appuyant sur de solides aptitudes pédagogiques, instruire à leur tour leurs subordonnés ;
 
  • L’enseignement académique qui développe les aptitudes intellectuelles et de raisonnement nécessaires à une réelle intelligence de situation. Cet enseignement s’appuie sur l’acquisition d’une culture générale pluridisciplinaire favorisant la compréhension du monde et de la société. La scolarité vise aussi l’acquisition des capacités de jugement, de réflexion et de rigueur de raisonnement qui sont nécessaires à la prise de décision en situation complexe. Le goût de l’effort intellectuel est par ailleurs développé ainsi que la curiosité et l’esprit d’innovation.
     
Cette formation est organisée autour de deux filières pour l’ESM et de trois pour l’EMIA. Elle établit des relations étroites entre l’enseignement dispensé aux élèves-officiers et les travaux de recherche du centre de recherche des ESCC (CREC) par le biais notamment de la pédagogie de projet.
 
 
  • La formation humaine enfin se traduit à la fois par une formation à l’exercice du commandement et par l’acquisition d’un positionnement au sein du milieu militaire. Progressive et continue, elle s’appuie sur des cadres de contact sélectionnés, une instruction spécifique et un enseignement de l’éthique du métier des armes. Ainsi déclinée sur tous les aspects de l’instruction, cette formation mêle enseignements théoriques et mises en situation. S’appuyant sur la qualité du recrutement et de l’encadrement, ce cursus complet ambitionne de former progressivement des chefs aptes à discerner, décider et agir dans des situations toujours plus complexes.

 
2.2) La recherche


Dans le paysage national et international des établissements d'enseignement supérieurs reconnus, civils comme militaires, il n'existe pas de formation de qualité sans production de connaissances.

La production d’un savoir à la pointe des connaissances scientifiques et l’enrichissement permanent de l’enseignement aux écoles de Saint-Cyr Coëtquidan sont au cœur de la mission du Centre de Recherche des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan (CREC Saint-Cyr).

La recherche aux écoles de Saint-Cyr Coëtquidan est organisée en 2 laboratoires (sciences humaines et sciences de l’ingérieur) et autour de 4 quatre pôles :

* Ethique et environnement juridique,  

* Défense et sécurité européennes,  

* Action globale et forces terrestres,  

* Sciences et technologies de défense.

* L’élargissement et la densification des réseaux internationaux de chercheurs d’une part, et le soutien de la fondation Saint-Cyr d’autre part, dynamisent cette recherche, notamment à travers le financement de chaires :

* La chaire européenne Jean Monnet « Défense et sécurité européennes », inaugurée en juillet 2012, a pour ambition de promouvoir la connaissance des questions européennes à travers des programmes d’enseignement et de recherche.

* La chaire de Cyberdéfense et Cybersécurité Saint-Cyr Sogeti Thales, inaugurée également en juillet 2012, a rejoint le pôle "Action globale et forces terrestres" du CREC. En faisant converger les mondes militaire et civil, dans la préoccupation essentielle de sécurité des systèmes d’information, mais aussi dans le cadre de la formation au leadership dans ce domaine, elle permettra de mieux anticiper les futures cybermenaces.

* La chaire éthique de la décision, avec la Banque Française Mutualiste travaille sur les ressorts de la prise de décision notamment en situation de crise. Elle propose des formations visant à développer les démarches de réflexion et de discernement qui contribuent à la décision responsable.

Enfin, en décembre 2015 a été inauguré le centre d’expertise sur la lutte contre le terrorisme.

Lancée en 2013 par la volonté commune des ESCC et l’ONU de mener une réflexion pluridisciplinaire et opérationnelle sur le terrorisme, cette initiative a été confortée en 2015 par l’implication forte de la SNCF. Elle se traduira par la mise en place de cycles de formation « analyse et gestion des risques » au profit des personnels d’institutions et d’entreprises françaises et des fonctionnaires internationaux, et la coordination des réflexions visant à comprendre la menace et préparer la riposte.

 

3. Les différentes écoles

Trois écoles et un cours de spécialisation, aux recrutements et aux vocations différenciés, constituent les  ESCC :
 
  • l’École spéciale militaire
(ESM, organisée en trois bataillons) forme les officiers des armes[2] de recrutement « direct » (issus du monde civil, recrutés par concours (après CPGE) ou sur titre, au niveau BAC +5). Formés en 3 ans[3] et titulaires en fin de scolarité d’un grade de master, ces élèves ont vocation à occuper  des postes à  responsabilités croissantes tout au long de leur carrière et à former le corps de direction de l’armée de Terre.
 
  • L’École militaire interarmes,
(EMIA, un bataillon organisé en deux brigades) forme les officiers des armes de recrutement « semi-direct » (issus du corps des sous-officiers ou engagés volontaires, par concours ou sur titre au niveau Bac +2). Formés en deux ans et titulaires en fin de scolarité du grade de licence ils ont vocation à occuper des responsabilités de niveau intermédiaire ;
 
  • L’ESM / 4e bataillon
instruit des officiers sous contrat (OSC) des filières « encadrement », « spécialistes » ou « pilotes[4] », des officiers réservistes et contribue à la formation de populations spécifiques extérieures à l’armée de Terre (élèves de l’école Polytechnique et de l’école des officiers de la gendarmerie nationale…).
 
  • Un cours de spécialisation
(créé aux ESCC/DFE le 1er juillet 2013) dont les missions sont la formation de spécialité GRH (1 an) des Officiers spécialistes de l’armée de Terre (OSAT /SD et tardifs) et les formations d’adaptation et de cursus en GRH au profit des officiers de l’armée de Terre.
 
Suite à la dissolution de l’Ecole d’Administration Militaire le 1er juillet 2013, les ESCC ont conservé certaines missions de formation :

 
  • Formation spécifique Terre des élèves-commissaires qui sont intégrés à l’ESM ;
  • Formation initiale des officiers spécialistes de l’armée de Terre. Ces EO suivent la 1ère année de l’EMIA.
 

Conclusion

Les Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan s’inscrivent depuis plusieurs années dans une véritable dynamique d’ouverture sur l’extérieur : partenariats avec le monde académique (grandes écoles, universités), de la défense (académies militaires étrangères), de l’entreprise (Chaire St-Cyr SOGETI Thales) et des institutions régionales (Région : Pôle d’excellence cyber en Bretagne).

Cette ouverture est également orientée sur le monde de la jeunesse et de l’entreprise grâce aux nombreux échanges avec les grandes écoles (HEC, ESSEC, Paris 2) et les formations au leadership et au commandement proposées aux entreprises par Saint-Cyr Formation Continue, soutenu par la Fondation Saint-Cyr et le fonds de dotation Saint-Cyr Grande Ecole.

 
 

[1] In « Politique des ressources humaines du ministère de la défense à l’horizon 2025, note 007913/DEF du 08 septembre 2014 ».
[2] Appartenant statutairement au corps des officiers des armes (COA).
[3] Exception  faite des officiers sur titre (OST), recrutés à BAC + 5, qui ne suivent qu’un cycle d’instruction  militaire et comportementale  dispensé au cours de deux semestres de formation militaire.
[4] Appartenant à l’aviation légère de l’armée de terre (ALAT).
 

 

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